La photographie humaniste au service de la presse

Dans une interview, Henri Cartier Bresson disait :  » Notre but final, (…) c’est la page imprimée. Même si nos épreuves sont belles et parfaitement composées (et elles doivent l’être), ce n’en sont pas pour autant des photos de salon. » A travers ces paroles, on retrouve les deux principaux aspects de la définition de la photographie humaniste, d’une part son côté esthétique et d’autre part son côté didactique. Le but de cette mouvance est d’émettre un message à travers des images. Pour le diffuser, ces artistes vont utiliser un support : la presse.

RUSSIA 1

CARTIER-BRESSON Henri, The people of Russia, Moscou, 1955 © Life magazine – ALL RIGHTS RESERVED

La fin de la Seconde Guerre Mondiale marque le début d’une nouvelle ère pour le journalisme. Déjà, à la période de l’entre-deux-guerres, des photographes comme Erich Salomon avaient eu l’idée de mettre leurs oeuvres au service de l’information, mais c’est véritablement à partir de 1945 que le photo-journalisme connaît un réel essor. On observe dans ces conditions à l’apparition de magazines tels que Life, Paris-Match ou Réalités. Ce bouleversement ne se déroule pas seulement en Europe, c’est un phénomène international qui touche aussi les Etats-Unis. La raison de cette montée est simple. Le monde traverse divers changements sur les plans politique, économique, sociologique et culturel, et ceux-ci n’attendent que d’être connu du grand public.

Tout une économie se met alors en place autour de ce médium. Des agences photographiques telles que Gamma-Rapho ou Magnum vont par exemple s’ouvrir. Elles permettent aux photographes de garder des droits sur leurs oeuvres. Ainsi, un même photographie peut être utilisée à plusieurs reprises et n’est pas exclusive. Par exemple, Les vingt ans de Josette de Doisneau se retrouve à la fois publié dans Regards, un magazine à tendance communiste et La Vie catholique. D’autres photographes se mettent au service directement des magazines. Cartier-Bresson travaille à la fois pour France Soir et Life, Boubat se met au service de Paris-Match et Charbonnier de Réalités. Grâce à ses revues, ils ont la possibilité de voyager et de connaître une certaine notoriété. On peut souligner par ailleurs que les photographes français sont extrêmement recherchés par les étrangers de par leur vision poétique du monde.

Grâce à cette alliance, les photographes acquièrent un nouveau statut. En plus d’être artistes, ils deviennent aussi reporters. Ils deviennent polyvalents et ont la capacité de s’illustrer dans les domaines de la photographie de mode, dans la publicité ou même dans l’illustration de thèse scientifiques. Malgré tout, ils n’oublient pas leur objectif principal qui est celui de présenter la société telle qu’elle est. Ainsi Doisneau, alors engagé par Renault pour photographié les nouveaux modèles, va se servir de son statut de photographe publicitaire pour montrer la face cachée de l’entreprise. Il profite en effet de cette mission pour rapporter les conditions de travail des ouvriers dans l’usine.

Sources :

Bibliographie :

Webographie :

 

 

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