Mais qui est Robert Doisneau ?

Robert Doisneau au Rolleiflex © Peter Hamilton - 1992

Robert Doisneau au Rolleiflex
© Peter Hamilton – 1992

Robert Doisneau, le photographe français le plus populaire du XXème siècle,  est né le 14 avril 1912 à Gentilly, en banlieue parisienne de la petite bourgeoisie qu’il exècre.

Il entre à treize ans à l’école Estienne, qui forme aux métiers de graveur lithographe puis entre dans la vie active en dessinant des étiquettes pharmaceutiques. En 1929-1930, il réalise ses premières photographies. Après un passage dans les ateliers Ullmann comme dessinateur de lettres et apprenti photographe, il est engagé par  le sculpteur André Vigneau en 1931 comme opérateur.

Entre deux missions, il arpente les rues de Paris et de banlieue, faisant de ces lieux son studio.

En 1934, après avoir effectué son service militaire dans les Vosges, il intègre les usines Renault à Boulogne-Billancourt, grâce à son ami des ateliers Ullmann Lucien Chauffard, comme photographe industriel. Il y restera cinq ans afin de parfaire ses connaissances techniques et de côtoyer les avant-gardes littéraires et artistiques puis sera licencié de ce service de publicité pour des retards répétés.

Doisneau accède au statut convoité de photographe-indépendant que lui propose Charles Rado, le fondateur de l’agence Rapho, lors de leur rencontre en 1939. Il deviendra, l’un des photographes humanistes les plus reconnu au même titre que Brassaï, André Kertész et Willy Ronis. Il accumule les images qui feront son succès, circulant obstinément « là où il n’y a rien à voir », privilégiant les moments furtifs, les bonheurs minuscules éclairés par les rayons du soleil sur le bitume des villes et surtout dans les banlieues, son lieu de travail de prédilection. Tout au long de sa carrière, il aura aussi une préférence pour la photographie noir et blanc mais dans les années 80, il réalisera une série de photographies en couleur à la demande de la DATAR (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale).

Pendant l’Occupation, Doisneau survivra de commandes commerciales : comme celles du musée de l’Armée, du Secours national, du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il travaillera simultanément pour la Résistance.

Quand il meurt en Avril 1994, il laisse derrière environs 450 000 négatifs qui racontent son époque avec amusement et bienveillance. Il ne faut toutefois pas omettre la profondeur de sa réflexion, sa réelle insolence face au pouvoir et à l’autorité ainsi que son irréductible esprit d’indépendance.

C’est sa fille dans cette vidéo qui nous en parle le mieux.

Sources :

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